Tout savoir sur la TIS
Et si on pouvait réduire la population de moustiques… sans produits chimiques ? C’est exactement ce que permet la Technique de l’Insecte Stérile (TIS) : une solution naturelle et ciblée, qui consiste à relâcher des moustiques mâles incapables de se reproduire. Résultat : moins de moustiques… et plus de tranquillité pour tous. Regardez la vidéo pour comprendre comment ça fonctionne, et pourquoi ça marche.

Pourquoi lutter contre le moustique tigre maintenant ?
Le moustique tigre n'est pas une nuisance de confort, c'est un marqueur du changement climatique. Avec le réchauffement, son aire de répartition s'étend d'année en année vers le nord, et sa saison d'activité s'allonge. Il est désormais implanté dans la grande majorité des départements de France métropolitaine, et les cas de maladies transmises localement augmentent, avec une année 2025 record pour le chikungunya autochtone. Attendre, c'est laisser les populations s'installer durablement et rendre la lutte plus difficile. Agir maintenant, par une méthode durable comme la TIS, relève de l'adaptation climatique : on traite le problème à la source, avant qu'il ne devienne incontrôlable.
Santé Publique France : https://www.santepubliquefrance.fr
Pourquoi lutter contre le moustique tigre maintenant ?
Le moustique tigre n'est pas une nuisance de confort, c'est un marqueur du changement climatique. Avec le réchauffement, son aire de répartition s'étend d'année en année vers le nord, et sa saison d'activité s'allonge. Il est désormais implanté dans la grande majorité des départements de France métropolitaine, et les cas de maladies transmises localement augmentent, avec une année 2025 record pour le chikungunya autochtone. Attendre, c'est laisser les populations s'installer durablement et rendre la lutte plus difficile. Agir maintenant, par une méthode durable comme la TIS, relève de l'adaptation climatique : on traite le problème à la source, avant qu'il ne devienne incontrôlable.
Santé Publique France : https://www.santepubliquefrance.fr
Comment se déroule un déploiement dans ma commune, et quand voit-on des résultats ?
Le déploiement suit le cycle du moustique. Dès l'arrivée des premiers adultes, au printemps (avril-mai), nous relâchons chaque semaine un grand nombre de mâles stériles sur la zone définie, et ce jusqu'à la fin de la saison (octobre-novembre). Sur une première saison complète, on observe une réduction jusqu'à 60 % de la fertilité, qui peut atteindre jusqu'à 80 à 90 % dès les années suivantes.
Comment se déroule un déploiement dans ma commune, et quand voit-on des résultats ?
Le déploiement suit le cycle du moustique. Dès l'arrivée des premiers adultes, au printemps (avril-mai), nous relâchons chaque semaine un grand nombre de mâles stériles sur la zone définie, et ce jusqu'à la fin de la saison (octobre-novembre). Sur une première saison complète, on observe une réduction jusqu'à 60 % de la fertilité, qui peut atteindre jusqu'à 80 à 90 % dès les années suivantes.
Les moustiques stériles sont-ils radioactifs ou dangereux ?
Non. Les rayons X utilisés pour stériliser les mâles fonctionnent exactement comme une radiographie médicale : ils agissent sur les cellules reproductrices au moment de l'exposition, mais ne rendent pas le moustique radioactif et ne laissent aucune trace. Les mâles relâchés ne sont donc ni radioactifs, ni toxiques, que ce soit pour les humains, les animaux ou l'environnement (Rapport Afssa 2007). Leur ADN n'étant pas modifié, ce ne sont pas non plus des OGM.
Rapport Afssa 2007 : https://www.anses.fr/fr/system/files/AAAT-Ra-Ionisation.pdf
Les moustiques stériles sont-ils radioactifs ou dangereux ?
Non. Les rayons X utilisés pour stériliser les mâles fonctionnent exactement comme une radiographie médicale : ils agissent sur les cellules reproductrices au moment de l'exposition, mais ne rendent pas le moustique radioactif et ne laissent aucune trace. Les mâles relâchés ne sont donc ni radioactifs, ni toxiques, que ce soit pour les humains, les animaux ou l'environnement (Rapport Afssa 2007). Leur ADN n'étant pas modifié, ce ne sont pas non plus des OGM.
Rapport Afssa 2007 : https://www.anses.fr/fr/system/files/AAAT-Ra-Ionisation.pdf
Les moustiques stériles peuvent-ils me transmettre une maladie ?
Non. La transmission d'une maladie comme la dengue, le chikungunya ou le Zika passe nécessairement par une piqûre, donc par une femelle. Les mâles que nous relâchons ne piquent pas et ne prélèvent aucun sang : ils ne peuvent transmettre aucun virus, et ne sont eux-mêmes porteurs d'aucune maladie. En réduisant la population de femelles capables de piquer, la TIS diminue au contraire le risque de transmission de ces maladies sur votre commune.
Les moustiques stériles peuvent-ils me transmettre une maladie ?
Non. La transmission d'une maladie comme la dengue, le chikungunya ou le Zika passe nécessairement par une piqûre, donc par une femelle. Les mâles que nous relâchons ne piquent pas et ne prélèvent aucun sang : ils ne peuvent transmettre aucun virus, et ne sont eux-mêmes porteurs d'aucune maladie. En réduisant la population de femelles capables de piquer, la TIS diminue au contraire le risque de transmission de ces maladies sur votre commune.
Les moustiques que vous relâchez peuvent-ils me piquer ?
Non. Nous ne relâchons que des moustiques mâles, et seuls les moustiques femelles piquent. Les femelles ont besoin de sang pour produire leurs œufs, tandis que les mâles se nourrissent uniquement de sucres présents dans les fleurs et les fruits. Les mâles stériles que nous relâchons ne vous piqueront donc jamais. Loin d'augmenter la gêne, leur présence fait au contraire baisser progressivement le nombre de femelles piqueuses autour de vous, puisqu'ils empêchent celles-ci d'avoir une descendance.
Les moustiques que vous relâchez peuvent-ils me piquer ?
Non. Nous ne relâchons que des moustiques mâles, et seuls les moustiques femelles piquent. Les femelles ont besoin de sang pour produire leurs œufs, tandis que les mâles se nourrissent uniquement de sucres présents dans les fleurs et les fruits. Les mâles stériles que nous relâchons ne vous piqueront donc jamais. Loin d'augmenter la gêne, leur présence fait au contraire baisser progressivement le nombre de femelles piqueuses autour de vous, puisqu'ils empêchent celles-ci d'avoir une descendance.
Qu’est ce que la TIS ?
La TIS, ou Technique de l'Insecte Stérile, est une méthode de contrôle des populations d'insectes nuisibles, comme le moustique tigre. Elle consiste à élever de grandes quantités de mâles, à les rendre stériles (dans notre cas, grâce aux rayons X), puis à les relâcher dans la nature. Ces mâles stériles s'accouplent avec des femelles, mais aucun œuf ne se développe, ce qui réduit progressivement la densité. C'est une méthode écologique et respectueuse de l'environnement, car elle ne fait appel à aucun produit chimique ni pesticide, et cible uniquement l'espèce nuisible.
Qu’est ce que la TIS ?
La TIS, ou Technique de l'Insecte Stérile, est une méthode de contrôle des populations d'insectes nuisibles, comme le moustique tigre. Elle consiste à élever de grandes quantités de mâles, à les rendre stériles (dans notre cas, grâce aux rayons X), puis à les relâcher dans la nature. Ces mâles stériles s'accouplent avec des femelles, mais aucun œuf ne se développe, ce qui réduit progressivement la densité. C'est une méthode écologique et respectueuse de l'environnement, car elle ne fait appel à aucun produit chimique ni pesticide, et cible uniquement l'espèce nuisible.
Qui est le moustique tigre ?
Le moustique tigre, Aedes albopictus, est un moustique originaire d'Asie, reconnaissable à ses rayures noires et blanches sur le corps et les pattes. Il est particulièrement gênant car il est actif principalement en journée, contrairement à d'autres moustiques. En plus de causer des nuisances, le moustique tigre peut transmettre des maladies comme la dengue, le chikungunya ou le virus Zika. Depuis quelques années, il s'est propagé dans de nombreuses régions du monde, y compris en Europe et en France, où il est devenu un problème de santé publique. La TIS est une des solutions efficaces pour contrôler ses populations sans nuire à l'environnement.
Qui est le moustique tigre ?
Le moustique tigre, Aedes albopictus, est un moustique originaire d'Asie, reconnaissable à ses rayures noires et blanches sur le corps et les pattes. Il est particulièrement gênant car il est actif principalement en journée, contrairement à d'autres moustiques. En plus de causer des nuisances, le moustique tigre peut transmettre des maladies comme la dengue, le chikungunya ou le virus Zika. Depuis quelques années, il s'est propagé dans de nombreuses régions du monde, y compris en Europe et en France, où il est devenu un problème de santé publique. La TIS est une des solutions efficaces pour contrôler ses populations sans nuire à l'environnement.
Quelles maladies le moustique tigre peut-il transmettre ?
Outre les nuisances au quotidien, le moustique tigre représente un danger pour la santé publique de par sa capacité à transmettre les virus de la dengue, du chikungunya ou encore de Zika. Chaque année en France, des voyageurs sont contaminés par l’un de ces virus lors d’un séjour à l’étranger ou dans les territoires d’outre mer, puis rentrent infectieux en France métropolitaine, c’est ce qu’on appelle un cas importé. A leur retour, lorsqu’ils sont piqués par des moustiques tigres, ceux-ci peuvent alors transmettre le virus à d’autres personnes sur le territoire, c’est ce qu’on appelle un cas autochtone. En 2022, 378 cas de dengue, 23 de chikungunya et 6 de Zika ont été importés, donnant lieu à 66 cas autochtones (Santé Publique France 2023). La lutte contre le moustique tigre revêt donc une importance particulière, à la fois du point de vue de la nuisance qu’il cause au quotidien, mais également de la prévention contre ces maladies très graves.
Quelles maladies le moustique tigre peut-il transmettre ?
Outre les nuisances au quotidien, le moustique tigre représente un danger pour la santé publique de par sa capacité à transmettre les virus de la dengue, du chikungunya ou encore de Zika. Chaque année en France, des voyageurs sont contaminés par l’un de ces virus lors d’un séjour à l’étranger ou dans les territoires d’outre mer, puis rentrent infectieux en France métropolitaine, c’est ce qu’on appelle un cas importé. A leur retour, lorsqu’ils sont piqués par des moustiques tigres, ceux-ci peuvent alors transmettre le virus à d’autres personnes sur le territoire, c’est ce qu’on appelle un cas autochtone. En 2022, 378 cas de dengue, 23 de chikungunya et 6 de Zika ont été importés, donnant lieu à 66 cas autochtones (Santé Publique France 2023). La lutte contre le moustique tigre revêt donc une importance particulière, à la fois du point de vue de la nuisance qu’il cause au quotidien, mais également de la prévention contre ces maladies très graves.
L’efficacité de la TIS a-t-elle été démontrée ?
Oui ! La TIS est utilisée avec succès depuis plusieurs dizaines d’années pour contrôler la prolifération de nombreux ravageurs des cultures agricoles (site web IAEA). Contre le moustique tigre, son efficacité a été démontrée lors d’essais en Espagne (Tur et al. 2023), en Italie (Bellini et al. 2013) ou encore à la Réunion (ARS la Réunion 2022).
A la Réunion, dans un quartier d’une vingtaine d’hectares, entre 150 000 et 250 000 moustiques mâles ont été lâchés chaque semaine pendant un an. Au bout de quelques mois, 60% des œufs de moustique retrouvés dans le quartier étaient stériles (Résultats IRD). En Italie, sur un site pilote, la stérilité des œufs a atteint 70 à 80 % (Bellini et al 2013).
Site web IAEA : https://www.iaea.org/fr/themes/technique-de-linsecte-sterile#:~:text=La%20technique%20de%20l'insecte,zones%20d%C3%A9finies%2C%20o%C3%B9%20ils%20s'
Résultats IRD : https://www.ird.fr/la-technique-de-linsecte-sterile-tis-reduit-la-fertilite-du-moustique-aedes-albopictus-jusqua-60
Tur et al. 2023 : https://www.mdpi.com/2075-4450/14/8/688
Bellini et al. 2013 : https://academic.oup.com/jme/article/50/2/317/853567
L’efficacité de la TIS a-t-elle été démontrée ?
Oui ! La TIS est utilisée avec succès depuis plusieurs dizaines d’années pour contrôler la prolifération de nombreux ravageurs des cultures agricoles (site web IAEA). Contre le moustique tigre, son efficacité a été démontrée lors d’essais en Espagne (Tur et al. 2023), en Italie (Bellini et al. 2013) ou encore à la Réunion (ARS la Réunion 2022).
A la Réunion, dans un quartier d’une vingtaine d’hectares, entre 150 000 et 250 000 moustiques mâles ont été lâchés chaque semaine pendant un an. Au bout de quelques mois, 60% des œufs de moustique retrouvés dans le quartier étaient stériles (Résultats IRD). En Italie, sur un site pilote, la stérilité des œufs a atteint 70 à 80 % (Bellini et al 2013).
Site web IAEA : https://www.iaea.org/fr/themes/technique-de-linsecte-sterile#:~:text=La%20technique%20de%20l'insecte,zones%20d%C3%A9finies%2C%20o%C3%B9%20ils%20s'
Résultats IRD : https://www.ird.fr/la-technique-de-linsecte-sterile-tis-reduit-la-fertilite-du-moustique-aedes-albopictus-jusqua-60
Tur et al. 2023 : https://www.mdpi.com/2075-4450/14/8/688
Bellini et al. 2013 : https://academic.oup.com/jme/article/50/2/317/853567
Contre le moustique tigre, la TIS est-elle plus efficace que les méthodes de lutte anti-vectorielle actuelles ?
Les méthodes actuelles de lutte anti-vectorielle reposent sur le traitement des gîtes larvaires et l’utilisation d’insecticides chimiques contre les moustiques adultes. Cependant, le moustique tigre évolue principalement en milieu urbain, où ses gîtes larvaires sont nombreux et difficiles d’accès, rendant leur traitement souvent inefficace (Reiter 2007). Quant aux insecticides, leur usage est limité aux situations d’urgence, comme en cas de transmission virale, et leur efficacité diminue à cause de l’émergence de résistances (Pichler et al 2022).
Une étude menée en Italie, où la lutte anti-vectorielle est similaire à celle de la France, a comparé cette méthode avec deux autres approches complémentaires : le porte-à-porte pour sensibiliser les habitants à l'élimination des gîtes larvaires, et la TIS. Bien que peu coûteuse, la lutte actuelle ne réduit les densités de moustiques que d’environ 1 %, tandis que le porte-à-porte, bien que plus efficace, est très coûteux à mettre en œuvre. Les résultats ont donc montré que, quel que soit le scénario, la TIS présente le meilleur rapport coût-efficacité (WHO et IAEA 2020).
Ainsi, la TIS apparaît comme un complément précieux à la lutte intégrée contre le moustique tigre. Elle contourne les limites des méthodes traditionnelles en n'exigeant ni l’identification de l’ensemble des gîtes larvaires, ni l'utilisation d'insecticides susceptibles de provoquer des résistances.
Pichler et al. 2022 : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35932088/
Reiter 2007 : https://www.liebertpub.com/doi/abs/10.1089/vbz.2006.0630
WHO et IAEA 2020 : Guidance framework for testing the sterile insect technique as a vector control tool against aedes-borne diseases. World Health Organization and the International Atomic Energy Agency. En ligne : https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/331679/9789240002371-eng.pdf.
Contre le moustique tigre, la TIS est-elle plus efficace que les méthodes de lutte anti-vectorielle actuelles ?
Les méthodes actuelles de lutte anti-vectorielle reposent sur le traitement des gîtes larvaires et l’utilisation d’insecticides chimiques contre les moustiques adultes. Cependant, le moustique tigre évolue principalement en milieu urbain, où ses gîtes larvaires sont nombreux et difficiles d’accès, rendant leur traitement souvent inefficace (Reiter 2007). Quant aux insecticides, leur usage est limité aux situations d’urgence, comme en cas de transmission virale, et leur efficacité diminue à cause de l’émergence de résistances (Pichler et al 2022).
Une étude menée en Italie, où la lutte anti-vectorielle est similaire à celle de la France, a comparé cette méthode avec deux autres approches complémentaires : le porte-à-porte pour sensibiliser les habitants à l'élimination des gîtes larvaires, et la TIS. Bien que peu coûteuse, la lutte actuelle ne réduit les densités de moustiques que d’environ 1 %, tandis que le porte-à-porte, bien que plus efficace, est très coûteux à mettre en œuvre. Les résultats ont donc montré que, quel que soit le scénario, la TIS présente le meilleur rapport coût-efficacité (WHO et IAEA 2020).
Ainsi, la TIS apparaît comme un complément précieux à la lutte intégrée contre le moustique tigre. Elle contourne les limites des méthodes traditionnelles en n'exigeant ni l’identification de l’ensemble des gîtes larvaires, ni l'utilisation d'insecticides susceptibles de provoquer des résistances.
Pichler et al. 2022 : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35932088/
Reiter 2007 : https://www.liebertpub.com/doi/abs/10.1089/vbz.2006.0630
WHO et IAEA 2020 : Guidance framework for testing the sterile insect technique as a vector control tool against aedes-borne diseases. World Health Organization and the International Atomic Energy Agency. En ligne : https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/331679/9789240002371-eng.pdf.
Et les pièges dans tout ça ?
Il existe globalement 2 types de pièges :
Des pièges attirant les femelles cherchant à piquer et les mâles cherchant à s’accoupler
Ces pièges imitent la présence d’un humain par dispersion d’un leurre olfactif et/ou de CO2. Les moustiques entrent donc dedans et se retrouvent bloqués.
Ces pièges ont une portée très limitée (15m de rayon) et plusieurs contraintes d’utilisation (nécessité d’être branchés et éventuellement reliés à une bouteille de CO2, positionnement à l’ombre, à l’abri de la pluie et des agressions extérieures).
Des pièges attirant les femelles cherchant à pondre
• Pièges collants : les femelles ne peuvent pas pondre et restent captives du piège
Une surface d’eau est présente au fond du piège, faisant croire aux femelles qu’il s’agit d’un bon endroit pour pondre. Un filet empêche l’accès à cette eau, la femelle est captive et finit par se coller sur une plaque adhésive.
L’efficacité de ces pièges n’est pas révolutionnaire. Ils peuvent venir en complément des pièges susmentionnés pour cibler les femelles ayant piqué récemment.
• Pièges pondoirs : les femelles peuvent pondre mais l’eau est traitée de manière à ce que les larves meurent
Une surface d’eau et un pondoir sont disposés au fond du piège, permettant aux femelles de déposer leurs œufs. L’eau est traitée avec un biocide, de telle manière que lorsque les œufs éclosent, les larves meurent rapidement.
Ces pièges sont surtout intéressants pour la recherche scientifique et pour le suivi de la TIS : nous les utilisons pour mesurer la stérilité induite par la TIS dans les populations de moustiques.
Ainsi, pour protéger des lieux sensibles (écoles, crèches, hôpitaux etc.), il est possible d’utiliser des pièges en extérieur si la surface est faible car leur action sera très localisée. Il faut toutefois être en mesure de les tenir à distance des usagers (surtout des enfants, car les leurres utilisés ne doivent pas être manipulés), et des attaques de ballons dans les cours de récréation.
Ces pièges nécessitent en outre un entretien régulier (toutes les 2 semaines environ) et un renouvellement des consommables tous les mois.
Ainsi, pour davantage d’efficacité et de tranquillité, nous vous recommandons d’inclure un maximum de lieux sensibles dans le périmètre de la TIS. Lorsque ce n’est pas le cas, notre équipe scientifique pourra vous conseiller au cas par cas pour les actions à mettre en place, et vous rediriger vers des opérateurs compétents en cas de besoin.
Et les pièges dans tout ça ?
Il existe globalement 2 types de pièges :
Des pièges attirant les femelles cherchant à piquer et les mâles cherchant à s’accoupler
Ces pièges imitent la présence d’un humain par dispersion d’un leurre olfactif et/ou de CO2. Les moustiques entrent donc dedans et se retrouvent bloqués.
Ces pièges ont une portée très limitée (15m de rayon) et plusieurs contraintes d’utilisation (nécessité d’être branchés et éventuellement reliés à une bouteille de CO2, positionnement à l’ombre, à l’abri de la pluie et des agressions extérieures).
Des pièges attirant les femelles cherchant à pondre
• Pièges collants : les femelles ne peuvent pas pondre et restent captives du piège
Une surface d’eau est présente au fond du piège, faisant croire aux femelles qu’il s’agit d’un bon endroit pour pondre. Un filet empêche l’accès à cette eau, la femelle est captive et finit par se coller sur une plaque adhésive.
L’efficacité de ces pièges n’est pas révolutionnaire. Ils peuvent venir en complément des pièges susmentionnés pour cibler les femelles ayant piqué récemment.
• Pièges pondoirs : les femelles peuvent pondre mais l’eau est traitée de manière à ce que les larves meurent
Une surface d’eau et un pondoir sont disposés au fond du piège, permettant aux femelles de déposer leurs œufs. L’eau est traitée avec un biocide, de telle manière que lorsque les œufs éclosent, les larves meurent rapidement.
Ces pièges sont surtout intéressants pour la recherche scientifique et pour le suivi de la TIS : nous les utilisons pour mesurer la stérilité induite par la TIS dans les populations de moustiques.
Ainsi, pour protéger des lieux sensibles (écoles, crèches, hôpitaux etc.), il est possible d’utiliser des pièges en extérieur si la surface est faible car leur action sera très localisée. Il faut toutefois être en mesure de les tenir à distance des usagers (surtout des enfants, car les leurres utilisés ne doivent pas être manipulés), et des attaques de ballons dans les cours de récréation.
Ces pièges nécessitent en outre un entretien régulier (toutes les 2 semaines environ) et un renouvellement des consommables tous les mois.
Ainsi, pour davantage d’efficacité et de tranquillité, nous vous recommandons d’inclure un maximum de lieux sensibles dans le périmètre de la TIS. Lorsque ce n’est pas le cas, notre équipe scientifique pourra vous conseiller au cas par cas pour les actions à mettre en place, et vous rediriger vers des opérateurs compétents en cas de besoin.
Comment les mâles sont-ils stérilisés ?
Les moustiques mâles sont stérilisés grâce à une technique utilisant les rayons X (Bakri et al. 2005). Cette méthode est similaire à celle utilisée en médecine pour les radiographies. Les rayons X endommagent les cellules reproductrices des moustiques, ce qui les rend incapables de se reproduire. Ce processus n'affecte ni leur comportement, ni leur capacité à s'accoupler, mais ils ne peuvent plus avoir de descendants. Cette technique est totalement sûre et ne crée aucun risque pour l'environnement, car elle n'altère pas leur matériel génétique et ne les rend pas dangereux pour les humains ou les animaux (Rapport Afssa 2007)."
Comment les mâles sont-ils stérilisés ?
Les moustiques mâles sont stérilisés grâce à une technique utilisant les rayons X (Bakri et al. 2005). Cette méthode est similaire à celle utilisée en médecine pour les radiographies. Les rayons X endommagent les cellules reproductrices des moustiques, ce qui les rend incapables de se reproduire. Ce processus n'affecte ni leur comportement, ni leur capacité à s'accoupler, mais ils ne peuvent plus avoir de descendants. Cette technique est totalement sûre et ne crée aucun risque pour l'environnement, car elle n'altère pas leur matériel génétique et ne les rend pas dangereux pour les humains ou les animaux (Rapport Afssa 2007)."
Les mâles stériles sont-ils des OGM ?
Non, les moustiques mâles stériles que nous relâchons ne sont pas des OGM (organismes génétiquement modifiés). La technique que nous utilisons pour les rendre stériles repose sur l'exposition à des rayons X, ce qui endommage leur capacité à se reproduire sans modifier leur matériel génétique. Ils restent des moustiques "normaux", mais ils ne peuvent plus engendrer de descendants. De plus, les moustiques stériles ne piquent pas, car seuls les moustiques femelles piquent. Cette méthode est respectueuse de l'environnement et n'a aucun impact sur la santé humaine ou les écosystèmes.
Les mâles stériles sont-ils des OGM ?
Non, les moustiques mâles stériles que nous relâchons ne sont pas des OGM (organismes génétiquement modifiés). La technique que nous utilisons pour les rendre stériles repose sur l'exposition à des rayons X, ce qui endommage leur capacité à se reproduire sans modifier leur matériel génétique. Ils restent des moustiques "normaux", mais ils ne peuvent plus engendrer de descendants. De plus, les moustiques stériles ne piquent pas, car seuls les moustiques femelles piquent. Cette méthode est respectueuse de l'environnement et n'a aucun impact sur la santé humaine ou les écosystèmes.
Est-il possible que la stérilisation d’un mâle soit incomplète et que se passera-t-il s’il réussissait à se reproduire ?
La technique de stérilisation que nous utilisons est très fiable et les mâles sont soumis à des contrôles rigoureux avant d’être relâchés. Toutefois, même si un très faible pourcentage de mâles stériles conservaient une capacité de reproduction, cela n'aurait qu’un impact minime.
En effet, l’immense majorité des œufs produits par les femelles qui se sont accouplées avec des mâles incomplètement stérilisés donnerait naissance à des individus eux-mêmes stériles (Febrilina et al 2018). De plus, le but de la Technique de l'Insecte Stérile (TIS) étant de libérer une grande quantité de mâles stériles, ceux-ci vont largement surpasser les mâles fertiles dans l'environnement. Ainsi, même si un mâle stérile parvenait à se reproduire, cela n'empêchera pas la diminution globale de la population de moustiques. En résumé, même dans ce cas rare, la TIS reste efficace et sans danger pour l'environnement ou la santé humaine.
Est-il possible que la stérilisation d’un mâle soit incomplète et que se passera-t-il s’il réussissait à se reproduire ?
La technique de stérilisation que nous utilisons est très fiable et les mâles sont soumis à des contrôles rigoureux avant d’être relâchés. Toutefois, même si un très faible pourcentage de mâles stériles conservaient une capacité de reproduction, cela n'aurait qu’un impact minime.
En effet, l’immense majorité des œufs produits par les femelles qui se sont accouplées avec des mâles incomplètement stérilisés donnerait naissance à des individus eux-mêmes stériles (Febrilina et al 2018). De plus, le but de la Technique de l'Insecte Stérile (TIS) étant de libérer une grande quantité de mâles stériles, ceux-ci vont largement surpasser les mâles fertiles dans l'environnement. Ainsi, même si un mâle stérile parvenait à se reproduire, cela n'empêchera pas la diminution globale de la population de moustiques. En résumé, même dans ce cas rare, la TIS reste efficace et sans danger pour l'environnement ou la santé humaine.
Contre le moustique tigre, la TIS est-elle plus écologique que les méthodes de lutte anti-vectorielle actuelles ?
Oui, la Technique de l'Insecte Stérile (TIS) est une méthode beaucoup plus écologique que les méthodes de lutte anti-vectorielle traditionnelles (Nagel et Peveling 2021). Contrairement aux insecticides chimiques, qui peuvent avoir des effets néfastes sur d'autres espèces, contaminer l'environnement et provoquer des résistances chez les moustiques, la TIS agit de manière ciblée. Elle n'utilise aucun produit chimique : seuls les mâles stériles, incapables de se reproduire, sont relâchés dans la nature. Ces mâles ne piquent pas et n'ont aucun impact sur les autres insectes ou la chaîne alimentaire.
La TIS permet ainsi de réduire les populations de moustiques tigres de manière durable et respectueuse de l'écosystème, sans altérer la biodiversité ni polluer l'environnement.
Contre le moustique tigre, la TIS est-elle plus écologique que les méthodes de lutte anti-vectorielle actuelles ?
Oui, la Technique de l'Insecte Stérile (TIS) est une méthode beaucoup plus écologique que les méthodes de lutte anti-vectorielle traditionnelles (Nagel et Peveling 2021). Contrairement aux insecticides chimiques, qui peuvent avoir des effets néfastes sur d'autres espèces, contaminer l'environnement et provoquer des résistances chez les moustiques, la TIS agit de manière ciblée. Elle n'utilise aucun produit chimique : seuls les mâles stériles, incapables de se reproduire, sont relâchés dans la nature. Ces mâles ne piquent pas et n'ont aucun impact sur les autres insectes ou la chaîne alimentaire.
La TIS permet ainsi de réduire les populations de moustiques tigres de manière durable et respectueuse de l'écosystème, sans altérer la biodiversité ni polluer l'environnement.
La TIS présente-t-elle des risques ou des nuisances pour la population ?
Non, la Technique de l'Insecte Stérile (TIS) ne présente aucun risque ni nuisance pour la population. Les moustiques mâles stériles relâchés dans la nature ne piquent pas, car seuls les moustiques femelles piquent. De plus, ces mâles ne transmettent aucune maladie et ne peuvent pas se reproduire.
La TIS n’utilise aucun produit chimique ni pesticide, ce qui la rend totalement sûre pour les humains, les animaux et l’environnement. C’est une méthode respectueuse, qui n’engendre ni pollution, ni impact négatif sur la biodiversité. La seule conséquence visible est la réduction progressive de la quantité de moustiques tigres, améliorant ainsi le confort et la santé publique.
La TIS présente-t-elle des risques ou des nuisances pour la population ?
Non, la Technique de l'Insecte Stérile (TIS) ne présente aucun risque ni nuisance pour la population. Les moustiques mâles stériles relâchés dans la nature ne piquent pas, car seuls les moustiques femelles piquent. De plus, ces mâles ne transmettent aucune maladie et ne peuvent pas se reproduire.
La TIS n’utilise aucun produit chimique ni pesticide, ce qui la rend totalement sûre pour les humains, les animaux et l’environnement. C’est une méthode respectueuse, qui n’engendre ni pollution, ni impact négatif sur la biodiversité. La seule conséquence visible est la réduction progressive de la quantité de moustiques tigres, améliorant ainsi le confort et la santé publique.
La TIS et son efficacité à long terme ?
La TIS est une méthode de lutte qui s’inscrit dans le temps. Dès l’arrivée des premiers moustiques adultes (autour d’avril-mai), un nombre important de moustiques mâles est relâché, qui va s’accoupler avec les femelles vierges sauvages et les empêcher de produire une descendance. Dès 3 semaines plus tard, la quantité d’adultes nuisibles est réduite. Cette opération va être répétée chaque semaine jusqu’à la fin de la saison des moustiques (en octobre-novembre, cf. graphe ci-après). De cette manière, les derniers œufs pondus et destinés à passer l’hiver pour relancer la population au printemps suivant, sont en partie stériles. La saison suivante démarre donc avec moins de moustiques, ce qui décuple l’efficacité de la TIS en année 2 pour un même nombre de moustiques relâchés chaque semaine. Dès la troisième année, la population sauvage est suffisamment réduite pour diminuer le nombre de moustiques à relâcher chaque semaine : on peut donc faire baisser le budget alloué à la TIS ou profiter de cette économie pour démarrer la TIS dans d’autres zones. Au bout de plusieurs années de TIS, le nombre de moustiques relâché par hectare pourra être divisé par 3, et le tarif par hectare également.

Il restera toutefois nécessaire de maintenir cet effort dans la durée, car, même si on atteignait la suppression locale du moustique tigre dans votre commune, tant que les communes voisines ne seront pas débarrassées du moustique tigre, un risque de réintroduction persistera. Dans certains cas, on pourra imaginer mettre en place après plusieurs années une TIS localisée aux extrémités de la zone sans moustique afin de “bloquer” leur réimportation.
La TIS et son efficacité à long terme ?
La TIS est une méthode de lutte qui s’inscrit dans le temps. Dès l’arrivée des premiers moustiques adultes (autour d’avril-mai), un nombre important de moustiques mâles est relâché, qui va s’accoupler avec les femelles vierges sauvages et les empêcher de produire une descendance. Dès 3 semaines plus tard, la quantité d’adultes nuisibles est réduite. Cette opération va être répétée chaque semaine jusqu’à la fin de la saison des moustiques (en octobre-novembre, cf. graphe ci-après). De cette manière, les derniers œufs pondus et destinés à passer l’hiver pour relancer la population au printemps suivant, sont en partie stériles. La saison suivante démarre donc avec moins de moustiques, ce qui décuple l’efficacité de la TIS en année 2 pour un même nombre de moustiques relâchés chaque semaine. Dès la troisième année, la population sauvage est suffisamment réduite pour diminuer le nombre de moustiques à relâcher chaque semaine : on peut donc faire baisser le budget alloué à la TIS ou profiter de cette économie pour démarrer la TIS dans d’autres zones. Au bout de plusieurs années de TIS, le nombre de moustiques relâché par hectare pourra être divisé par 3, et le tarif par hectare également.

Il restera toutefois nécessaire de maintenir cet effort dans la durée, car, même si on atteignait la suppression locale du moustique tigre dans votre commune, tant que les communes voisines ne seront pas débarrassées du moustique tigre, un risque de réintroduction persistera. Dans certains cas, on pourra imaginer mettre en place après plusieurs années une TIS localisée aux extrémités de la zone sans moustique afin de “bloquer” leur réimportation.
Réduire le nombre de moustiques tigres risque-t-il de favoriser d’autres moustiques ?
Chaque espèce de moustiques a des préférences particulières en matière d’habitat, de climat et de sources de nourriture. En France, le moustique tigre (Aedes albopictus) se trouve principalement en milieu urbain en raison de son attachement à l'humain. D'autres espèces, comme celles du genre Culex, sont plus communes dans les zones rurales, où elles piquent surtout les animaux d'élevage et les oiseaux.
Il existe également des moustiques des marées qui se reproduisent dans les zones côtières. Bien que la réduction du nombre de moustiques tigres puisse offrir des opportunités à certaines de ces espèces, il est important de noter que chaque espèce a ses propres préférences et exigences environnementales. Ainsi, la diminution des moustiques tigres ne conduit pas automatiquement à une augmentation des autres espèces.
En ce qui concerne Aedes aegypti, espèce proche du moustique tigre qui peut transmettre des maladies comme la fièvre jaune, il n'est pas présent en métropole actuellement. Même s'il a été ponctuellement observé en Europe ces dernières années, ces populations sont restreintes et sont activement surveillées.
Si, à l'avenir, des populations d'Aedes aegypti devaient s'établir en France métropolitaine, Terratis est prêt à intervenir efficacement, comme nous le faisons pour le moustique tigre. La TIS représente ainsi une solution durable et adaptée, permettant de lutter de manière ciblée contre le moustique tigre tout en préservant l'équilibre des écosystèmes locaux.
Réduire le nombre de moustiques tigres risque-t-il de favoriser d’autres moustiques ?
Chaque espèce de moustiques a des préférences particulières en matière d’habitat, de climat et de sources de nourriture. En France, le moustique tigre (Aedes albopictus) se trouve principalement en milieu urbain en raison de son attachement à l'humain. D'autres espèces, comme celles du genre Culex, sont plus communes dans les zones rurales, où elles piquent surtout les animaux d'élevage et les oiseaux.
Il existe également des moustiques des marées qui se reproduisent dans les zones côtières. Bien que la réduction du nombre de moustiques tigres puisse offrir des opportunités à certaines de ces espèces, il est important de noter que chaque espèce a ses propres préférences et exigences environnementales. Ainsi, la diminution des moustiques tigres ne conduit pas automatiquement à une augmentation des autres espèces.
En ce qui concerne Aedes aegypti, espèce proche du moustique tigre qui peut transmettre des maladies comme la fièvre jaune, il n'est pas présent en métropole actuellement. Même s'il a été ponctuellement observé en Europe ces dernières années, ces populations sont restreintes et sont activement surveillées.
Si, à l'avenir, des populations d'Aedes aegypti devaient s'établir en France métropolitaine, Terratis est prêt à intervenir efficacement, comme nous le faisons pour le moustique tigre. La TIS représente ainsi une solution durable et adaptée, permettant de lutter de manière ciblée contre le moustique tigre tout en préservant l'équilibre des écosystèmes locaux.
Réduire la population du moustique tigre risque-t-il de déséquilibrer l’écosystème ?
Dans le cas du moustique tigre Aedes albopictus en France métropolitaine, on a affaire à une espèce exotique envahissante invasive (appelée aussi espèce invasive) (site ecologie.gouv.fr). C’est-à-dire une espèce introduite par l’homme volontairement ou involontairement sur un territoire hors de son aire de répartition naturelle, et qui menace les écosystèmes, les habitats naturels ou les espèces locales. Le moustique tigre a été observé pour la première fois en France métropolitaine en 1999 (Schaffner and Karch 2000) et se répand depuis sur tout le territoire (site sante.gouv.fr).
Il s’agit donc d’une espèce qui n’était pas dans l’écosystème initial. C’est bien son arrivée et son installation qui a, au contraire, déséquilibré l’écosystème en place.
De plus, la technique de l’insecte stérile n’a pas pour but d’éradiquer totalement l’espèce cible mais de la supprimer. La suppression consiste à faire diminuer la population d’une espèce à une taille suffisamment petite pour que l’impact sanitaire de celle-ci soit négligeable. Dans le cas du moustique tigre, il s’agit de diminuer les populations pour éliminer la nuisance et les risques de transmission des maladies comme la dengue, le Zika ou le chikungunya.
Réduire la population du moustique tigre risque-t-il de déséquilibrer l’écosystème ?
Dans le cas du moustique tigre Aedes albopictus en France métropolitaine, on a affaire à une espèce exotique envahissante invasive (appelée aussi espèce invasive) (site ecologie.gouv.fr). C’est-à-dire une espèce introduite par l’homme volontairement ou involontairement sur un territoire hors de son aire de répartition naturelle, et qui menace les écosystèmes, les habitats naturels ou les espèces locales. Le moustique tigre a été observé pour la première fois en France métropolitaine en 1999 (Schaffner and Karch 2000) et se répand depuis sur tout le territoire (site sante.gouv.fr).
Il s’agit donc d’une espèce qui n’était pas dans l’écosystème initial. C’est bien son arrivée et son installation qui a, au contraire, déséquilibré l’écosystème en place.
De plus, la technique de l’insecte stérile n’a pas pour but d’éradiquer totalement l’espèce cible mais de la supprimer. La suppression consiste à faire diminuer la population d’une espèce à une taille suffisamment petite pour que l’impact sanitaire de celle-ci soit négligeable. Dans le cas du moustique tigre, il s’agit de diminuer les populations pour éliminer la nuisance et les risques de transmission des maladies comme la dengue, le Zika ou le chikungunya.
Quel sera l’effet de la suppression du moustique tigre sur ses prédateurs ?
Les moustiques font partie d’une chaîne alimentaire avec leurs prédateurs et leurs proies, lesquels diffèrent en fonction de leur stade de développement. Les moustiques se développent dans l’eau : ils sortent de l’œuf sous forme de larves aquatiques qui vont grandir et finalement nymphoser. Des espèces aquatiques peuvent se nourrir des larves et des nymphes. Après la nymphose, l’adulte émerge et sort de l’eau, c’est le moustique aérien tel que nous le connaissons. A l’état adulte, les moustiques sont au menu d’espèces principalement aériennes telles que des oiseaux ou des chauve-souris.
Les larves et les nymphes des moustiques tigres se retrouvent principalement dans des eaux de milieux liés à l’homme : coupelle de plante, bassin, objet oublié avec eau stagnante, flaque, etc. Il n’y a quasiment pas de prédateur dans ces types de récipients à cause de l’éphémérité de cette source (Bonds et al. 2022). De plus, les rares prédateurs des larves ne se nourrissent pas exclusivement des larves du moustique tigre, donc s’ il y avait moins de larves, les prédateurs mangeraient d’autres espèces.
De la même manière, les prédateurs des moustiques adultes, notamment des populations d'araignées, de salamandres, de lézards, de grenouilles, d'oiseaux et de chauves-souris, auront toujours de quoi se nourrir. En effet, contrairement aux insecticides qui éliminent toutes les espèces de moustiques (et beaucoup d’insectes non-cibles) à la fois, la TIS cible une seule espèce ce qui permet de laisser les autres espèces comme source de nourriture aux prédateurs. L’impact de la TIS sur les prédateurs du moustique tigre au stade larvaire comme adulte serait donc négligeable, a contrario de méthodes conventionnelles peu spécifiques (Bhattacharya, Pal et Acharyya 2016).
Quel sera l’effet de la suppression du moustique tigre sur ses prédateurs ?
Les moustiques font partie d’une chaîne alimentaire avec leurs prédateurs et leurs proies, lesquels diffèrent en fonction de leur stade de développement. Les moustiques se développent dans l’eau : ils sortent de l’œuf sous forme de larves aquatiques qui vont grandir et finalement nymphoser. Des espèces aquatiques peuvent se nourrir des larves et des nymphes. Après la nymphose, l’adulte émerge et sort de l’eau, c’est le moustique aérien tel que nous le connaissons. A l’état adulte, les moustiques sont au menu d’espèces principalement aériennes telles que des oiseaux ou des chauve-souris.
Les larves et les nymphes des moustiques tigres se retrouvent principalement dans des eaux de milieux liés à l’homme : coupelle de plante, bassin, objet oublié avec eau stagnante, flaque, etc. Il n’y a quasiment pas de prédateur dans ces types de récipients à cause de l’éphémérité de cette source (Bonds et al. 2022). De plus, les rares prédateurs des larves ne se nourrissent pas exclusivement des larves du moustique tigre, donc s’ il y avait moins de larves, les prédateurs mangeraient d’autres espèces.
De la même manière, les prédateurs des moustiques adultes, notamment des populations d'araignées, de salamandres, de lézards, de grenouilles, d'oiseaux et de chauves-souris, auront toujours de quoi se nourrir. En effet, contrairement aux insecticides qui éliminent toutes les espèces de moustiques (et beaucoup d’insectes non-cibles) à la fois, la TIS cible une seule espèce ce qui permet de laisser les autres espèces comme source de nourriture aux prédateurs. L’impact de la TIS sur les prédateurs du moustique tigre au stade larvaire comme adulte serait donc négligeable, a contrario de méthodes conventionnelles peu spécifiques (Bhattacharya, Pal et Acharyya 2016).
Quel sera l’effet de la suppression du moustique tigre sur ses proies ?
À l'état larvaire, les moustiques se nourrissent principalement de déchets organiques d'origine végétale (Dieng et al. 2002, Yee 2016) et de bactéries (Wang et al. 2018). Il arrive aussi qu'ils se nourrissent de larves d'autres espèces de moustiques (Edgerly et al. 1999), ce qui leur confère un rôle de recycleurs de matière organique. Cependant, cet effet est très limité dans les milieux urbains où l'on trouve Aedes albopictus en France métropolitaine, tels que les coupelles de plantes, les bassins, et les objets oubliés contenant de l'eau stagnante.
À l'état adulte, les moustiques tigres n'ont pas de proies au sens traditionnel. Les mâles se nourrissent de sucres présents dans les fleurs, sur les fruits et dans le miel, tandis que les femelles, en plus des sucres, ont besoin de sang pour produire leurs œufs.
La suppression des moustiques tigres pourrait ainsi entraîner une diminution de leur impact sur l'écosystème, sans perturber de manière significative les chaînes alimentaires. De plus, cette approche vise à améliorer la santé publique et la qualité de vie des habitants en réduisant les risques liés à la transmission de maladies. En favorisant une coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature, la TIS contribue à la préservation de notre environnement tout en protégeant la population.
Quel sera l’effet de la suppression du moustique tigre sur ses proies ?
À l'état larvaire, les moustiques se nourrissent principalement de déchets organiques d'origine végétale (Dieng et al. 2002, Yee 2016) et de bactéries (Wang et al. 2018). Il arrive aussi qu'ils se nourrissent de larves d'autres espèces de moustiques (Edgerly et al. 1999), ce qui leur confère un rôle de recycleurs de matière organique. Cependant, cet effet est très limité dans les milieux urbains où l'on trouve Aedes albopictus en France métropolitaine, tels que les coupelles de plantes, les bassins, et les objets oubliés contenant de l'eau stagnante.
À l'état adulte, les moustiques tigres n'ont pas de proies au sens traditionnel. Les mâles se nourrissent de sucres présents dans les fleurs, sur les fruits et dans le miel, tandis que les femelles, en plus des sucres, ont besoin de sang pour produire leurs œufs.
La suppression des moustiques tigres pourrait ainsi entraîner une diminution de leur impact sur l'écosystème, sans perturber de manière significative les chaînes alimentaires. De plus, cette approche vise à améliorer la santé publique et la qualité de vie des habitants en réduisant les risques liés à la transmission de maladies. En favorisant une coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature, la TIS contribue à la préservation de notre environnement tout en protégeant la population.
Le moustique tigre est-il un pollinisateur essentiel ?
Le rôle des moustiques, y compris le moustique tigre (Aedes albopictus), dans la pollinisation est généralement considéré comme faible comparé à celui des abeilles et des papillons, sauf dans certaines régions du Canada et de la Russie (revu dans Bhattacharya, Pal et Acharyya 2016, Inouye 2010, O’Connor et al. 2019). Dans des écosystèmes particuliers, certains moustiques peuvent contribuer à la pollinisation, notamment celle des orchidées (Lahondère et al. 2020). Cependant, en France, aucune plante n’est exclusivement pollinisée par le moustique tigre. La plupart des plantes à fleurs dépendent davantage de pollinisateurs spécialisés, comme les abeilles, qui sont beaucoup plus efficaces dans ce rôle en raison de leur comportement et de leur anatomie.
Si les populations de moustiques tigres étaient réduites, d'autres espèces de pollinisateurs continueraient à jouer leur rôle, comme elles l'ont toujours fait avant l'arrivée de cette espèce. En outre, l'adoption de méthodes de lutte comme la Technique de l'Insecte Stérile, qui évitent l'utilisation d'insecticides à large spectre, pourrait même améliorer la pollinisation locale en préservant les pollinisateurs essentiels.
En résumé, bien que le moustique tigre puisse participer à la pollinisation, son impact est limité et d'autres pollinisateurs sont largement capables de maintenir l'équilibre écologique. La santé de la biodiversité des pollinisateurs reste donc assurée, même en cas de réduction des populations de moustiques tigres.
Le moustique tigre est-il un pollinisateur essentiel ?
Le rôle des moustiques, y compris le moustique tigre (Aedes albopictus), dans la pollinisation est généralement considéré comme faible comparé à celui des abeilles et des papillons, sauf dans certaines régions du Canada et de la Russie (revu dans Bhattacharya, Pal et Acharyya 2016, Inouye 2010, O’Connor et al. 2019). Dans des écosystèmes particuliers, certains moustiques peuvent contribuer à la pollinisation, notamment celle des orchidées (Lahondère et al. 2020). Cependant, en France, aucune plante n’est exclusivement pollinisée par le moustique tigre. La plupart des plantes à fleurs dépendent davantage de pollinisateurs spécialisés, comme les abeilles, qui sont beaucoup plus efficaces dans ce rôle en raison de leur comportement et de leur anatomie.
Si les populations de moustiques tigres étaient réduites, d'autres espèces de pollinisateurs continueraient à jouer leur rôle, comme elles l'ont toujours fait avant l'arrivée de cette espèce. En outre, l'adoption de méthodes de lutte comme la Technique de l'Insecte Stérile, qui évitent l'utilisation d'insecticides à large spectre, pourrait même améliorer la pollinisation locale en préservant les pollinisateurs essentiels.
En résumé, bien que le moustique tigre puisse participer à la pollinisation, son impact est limité et d'autres pollinisateurs sont largement capables de maintenir l'équilibre écologique. La santé de la biodiversité des pollinisateurs reste donc assurée, même en cas de réduction des populations de moustiques tigres.
Les mâles relâchés vont-ils entrer en compétition avec les autres pollinisateurs ?
Nous relâchons des mâles stériles de moustiques tigres à raison d’environ 3 000 mâles par hectare, soit environ 3 mâles pour 10 m² chaque semaine. Ces mâles cherchent des sources de sucre pour survivre et obtenir l'énergie nécessaire pour voler à la recherche de femelles. Ils se nourrissent de divers aliments sucrés, tels que les fleurs, les fruits, la sève, le miel et le miellat de puceron (Lomelí et Dahanukar 2022). Étant donné que Aedes albopictus vit généralement à proximité des agglomérations, ils tirent parti des ressources alimentaires que nous offrons à travers nos activités.
Il est donc peu probable que les mâles relâchés entrent en compétition directe avec d'autres pollinisateurs pour la nourriture. En effet, les mâles stériles ne vont pas "vider" les fleurs de leur nectar, ce qui pourrait empêcher les autres pollinisateurs de s'y rendre. En outre, les pollinisateurs comme les abeilles et les papillons sont souvent spécialisés pour certaines fleurs, ce qui réduit la concurrence avec les moustiques. Par exemple, ces pollinisateurs possèdent des pièces buccales adaptées qui leur permettent d'accéder au nectar dans des fleurs aux corolles longues et étroites, tandis que les moustiques, avec leur morphologie différente, sont plus enclins à visiter des fleurs de type Apiacées, comme la carotte sauvage (Agence Régionale de la Biodiversité 2023).
En conclusion, la pollinisation en milieu urbain est assurée par une grande variété de pollinisateurs, chacun étant associé à des types spécifiques de fleurs. Ainsi, la présence de mâles moustiques tigres ne devrait pas nuire à cette dynamique, mais plutôt ne concourir qu'avec d'autres moustiques. Cette méthode de lutte contribue donc à la santé des écosystèmes tout en minimisant l'impact sur les pollinisateurs essentiels.
Sources
En français
Site web IAEA : https://www.iaea.org/fr/themes/technique-de-linsecte-sterile#:~:text=La%20technique%20de%20l'insecte,zones%20d%C3%A9finies%2C%20o%C3%B9%20ils%20s'
Résultats IRD : https://www.ird.fr/la-technique-de-linsecte-sterile-tis-reduit-la-fertilite-du-moustique-aedes-albopictus-jusqua-60
Rapport Afssa, 2007 : https://www.anses.fr/fr/system/files/AAAT-Ra-Ionisation.pdf
site web Altopictus : https://www.altopictus.fr/prestation/lutte-antivectorielle
Santé Publique France 2023 : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-a-transmission-vectorielle/dengue/documents/article/surveillance-des-arboviroses-en-france-metropolitaine-nette-augmentation-des-cas-de-dengue-autochtone-en-2022
site ecologie.gouv.fr : Définition espèces exotiques envahissantes https://www.ecologie.gouv.fr/especes-exotiques-envahissantes
site sante.gouv.fr : Progression d’Aedes albopictus en France métropolitaine https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-microbiologiques-physiques-et-chimiques/especes-nuisibles-et-parasites/article/cartes-de-presence-du-moustique-tigre-aedes-albopictus-en-france-metropolitaine
Agence Régionale de la Biodiversité 2023 : https://www.arb-idf.fr/nos-travaux/publications/quand-les-abeilles-domestiques-concurrencent-les-pollinisateurs-sauvages/
En anglais
Tur et al. 2023 : https://www.mdpi.com/2075-4450/14/8/688
Bellini et al. 2013 : https://academic.oup.com/jme/article/50/2/317/853567
Bakri et al 2005 : https://nucleus.iaea.org/sites/naipc/ididas/Relevant%20Library/Bakri%20Sterilizing%20insects.pdf
Pichler et al. 2022 : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35932088/
Reiter 2007 : https://www.liebertpub.com/doi/abs/10.1089/vbz.2006.0630
WHO et IAEA 2020 : Guidance framework for testing the sterile insect technique as a vector control tool against aedes-borne diseases. World Health Organization and the International Atomic Energy Agency. En ligne : https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/331679/9789240002371-eng.pdf.
Akiner et al. 2016 : Akiner, Muhammet M.; Demirci, Berna; Babuadze, Giorgi; Robert, Vincent; Schaffner, Francis (2016) Spread of the Invasive Mosquitoes Aedes aegypti and Aedes albopictus in the Black Sea Region Increases Risk of Chikungunya, Dengue, and Zika Outbreaks in Europe. In : PLOS Neglected Tropical Diseases, vol. 10, n° 4, e0004664. DOI: 10.1371/journal.pntd.0004664.
Seixas et al. 2019 : Seixas, Gonçalo; Salgueiro, Patrícia; Bronzato-Badial, Aline; Gonçalves, Ysabel; Reyes-Lugo, Matias; Gordicho, Vasco et al. (2019) Origin and expansion of the mosquito Aedes aegypti in Madeira Island (Portugal). In : Scientific Reports, vol. 9, n° 1, p. 2241. DOI: 10.1038/s41598-018-38373-x.
Ibañez-Justicia et al. 2017 : Ibañez-Justicia, A.; Gloria-Soria, A.; den Hartog, W.; Dik, M.; Jacobs, F.; Stroo, A. (2017) The first detected airline introductions of yellow fever mosquitoes (Aedes aegypti) to Europe, at Schiphol International airport, the Netherlands. In : Parasites & Vectors, vol. 10, n° 1, p. 603. DOI: 10.1186/s13071-017-2555-0.
Bonds et al 2022: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1002/ps.6870
Sunahara, Ishizaka et Mogi 2002 : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12125876/
Bhattacharya, Pal et Acharyya 2016 : Bhattacharya, Sajal; Pal, Sandip; Acharyya, Debanjan (2016) Are mosquitoes 'a necessary evil'? In : International Journal of Fauna and Biological Studies, vol. 3, n° 1, p. 124–129. En ligne : http://www.faunajournal.com/archives/2016/vol3issue1/partb/3-1-6.1.pdf.
Inouye 2010 : https://www.nature.com/articles/467027d
Lahondère et al. 2020 : https://www.pnas.org/doi/abs/10.1073/pnas.1910589117
Dieng et al 2002: https://www.researchgate.net/publication/11253263_Leaf_litter_decay_process_and_the_growth_performance_of_Aedes_albopictus_larvae_Diptera_Culicidae
Yee 2016: https://academic.oup.com/jme/article/53/5/1002/2240683
Wang et al 2018: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6380897/pdf/nihms-1007177.pdf
Edgerly et al 1999 :Edgerly, J. S., Willey, M. S., & Livdahl, T. (1999). Intraguild predation among larval treehole mosquitoes, Aedes albopictus, Ae. aegypti, and Ae. triseriatus (Diptera: Culicidae), in laboratory microcosms. Journal of Medical Entomology, 36(3), 394-399
Peach and Gries 2020: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/pdfdirect/10.1111/eea.12852
O’Connor et al 2019: https://besjournals.onlinelibrary.wiley.com/doi/pdfdirect/10.1111/2041-210X.13292
Upshur et al 2023: https://www.biorxiv.org/content/biorxiv/early/2023/04/14/2023.04.13.536683.full.pdf
Lomelí and Dahanukar 2022: Lomelí, A.M. and Dahanukar, A.A., 2022. Chapter 16: Host-plant feeding in mosquitoes. In Sensory ecology of disease vectors (pp. 449-468). Wageningen Academic Publishers.
Schaffner and Karch 2000: https://www.researchgate.net/publication/232399044_First_record_of_Aedes_albopictus_Skuse_1894_in_metropolitan_France
Wang et al 2023 : https://www.mdpi.com/2076-0817/12/1/102
Febrilina, K.S., Soviana, S. and Satrija, F., 2018. Effect of gamma-ray irradiation to reproductive performance of Aedes albopictus and its offsprings. https://www.entomoljournal.com/archives/2018/vol6issue6/PartV/6-6-178-359.pdf
Nagel et Peveling 2021 : https://www.taylorfrancis.com/chapters/oa-edit/10.1201/9781003035572-23/environment-sterile-insect-technique-nagel-peveling
Les mâles relâchés vont-ils entrer en compétition avec les autres pollinisateurs ?
Nous relâchons des mâles stériles de moustiques tigres à raison d’environ 3 000 mâles par hectare, soit environ 3 mâles pour 10 m² chaque semaine. Ces mâles cherchent des sources de sucre pour survivre et obtenir l'énergie nécessaire pour voler à la recherche de femelles. Ils se nourrissent de divers aliments sucrés, tels que les fleurs, les fruits, la sève, le miel et le miellat de puceron (Lomelí et Dahanukar 2022). Étant donné que Aedes albopictus vit généralement à proximité des agglomérations, ils tirent parti des ressources alimentaires que nous offrons à travers nos activités.
Il est donc peu probable que les mâles relâchés entrent en compétition directe avec d'autres pollinisateurs pour la nourriture. En effet, les mâles stériles ne vont pas "vider" les fleurs de leur nectar, ce qui pourrait empêcher les autres pollinisateurs de s'y rendre. En outre, les pollinisateurs comme les abeilles et les papillons sont souvent spécialisés pour certaines fleurs, ce qui réduit la concurrence avec les moustiques. Par exemple, ces pollinisateurs possèdent des pièces buccales adaptées qui leur permettent d'accéder au nectar dans des fleurs aux corolles longues et étroites, tandis que les moustiques, avec leur morphologie différente, sont plus enclins à visiter des fleurs de type Apiacées, comme la carotte sauvage (Agence Régionale de la Biodiversité 2023).
En conclusion, la pollinisation en milieu urbain est assurée par une grande variété de pollinisateurs, chacun étant associé à des types spécifiques de fleurs. Ainsi, la présence de mâles moustiques tigres ne devrait pas nuire à cette dynamique, mais plutôt ne concourir qu'avec d'autres moustiques. Cette méthode de lutte contribue donc à la santé des écosystèmes tout en minimisant l'impact sur les pollinisateurs essentiels.
Sources
En français
Site web IAEA : https://www.iaea.org/fr/themes/technique-de-linsecte-sterile#:~:text=La%20technique%20de%20l'insecte,zones%20d%C3%A9finies%2C%20o%C3%B9%20ils%20s'
Résultats IRD : https://www.ird.fr/la-technique-de-linsecte-sterile-tis-reduit-la-fertilite-du-moustique-aedes-albopictus-jusqua-60
Rapport Afssa, 2007 : https://www.anses.fr/fr/system/files/AAAT-Ra-Ionisation.pdf
site web Altopictus : https://www.altopictus.fr/prestation/lutte-antivectorielle
Santé Publique France 2023 : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-a-transmission-vectorielle/dengue/documents/article/surveillance-des-arboviroses-en-france-metropolitaine-nette-augmentation-des-cas-de-dengue-autochtone-en-2022
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